En 2019, le Dr Kenji Murakami ne cherchait pas à révolutionner la médecine vétérinaire. Il cherchait simplement à comprendre pourquoi certaines races de chiens vivent deux fois plus longtemps que d'autres à taille équivalente.
Son équipe de l'Université de Kyoto analysait des centaines de profils biologiques, des chiens de 2 ans, de 5 ans, de 10 ans, de races et gabarits différents. Et dans les données, quelque chose d'inattendu est apparu.
"Nous avons remarqué que les chiens qui vieillissaient le mieux, ceux qui conservaient leur vitalité, leur mobilité, leur appétit de vivre avaient tous un point commun biologique. Ce n'était pas leur race. Ce n'était pas leur alimentation au sens large. C'était leur taux de NAD+ cellulaire."
Le NAD+ (Nicotinamide Adénine Dinucléotide) est une molécule présente dans chaque cellule vivante. Elle est au cœur de la production d'énergie, de la réparation de l'ADN, de la régulation de l'inflammation. Et elle s'effondre avec l'âge de façon dramatique, et beaucoup plus tôt qu'on ne le pensait.
"Chez un chien de 2 ans, les taux sont élevés. À 6-7 ans, ils peuvent avoir chuté de plus de 50 %. Ce n'est pas la vieillesse qui cause ce déclin. C'est ce déclin qui cause ce qu'on appelle la vieillesse."
Cette phrase a tout changé dans son approche. Si le déclin cellulaire précède et cause les symptômes visibles alors intervenir sur le NAD+ avant que les symptômes n'apparaissent, ou dès qu'ils commencent, pourrait changer l'équation.
Son équipe a alors passé 3 ans à tester différentes combinaisons de nutriments capables de soutenir ce mécanisme directement depuis l'alimentation.